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Dr Frédéric TEBOUL
Rhizarthrose du pouce

Rhizarthrose du pouce : quand consulter un chirurgien de la main à Paris ?

Rhizarthrose du pouce à Paris : quand demander l’avis d’un chirurgien de la main, ce qui est évalué et comment se discutent trapézectomie et prothèse.

Par Dr Frédéric Teboul · Publié le 6 novembre 2026 · 16 min de lecture

Proposé par

Dr Frédéric Teboul

Chirurgien de la main, des nerfs périphériques et du plexus brachial

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Informations déontologiquement fiables

Contenu rédigé, relu et validé par un chirurgien du cabinet · Conforme aux recommandations des sociétés savantes.

hirurgien de la main examinant la base du pouce d’une patiente atteinte de rhizarthrose en consultation à Paris

16 min de lecture · maj 6 novembre 2026 · validé par le Dr F. Teboul

Vous savez, ou l’on vous a dit, que la douleur à la base de votre pouce vient d’une rhizarthrose.

La question qui se pose ensuite est souvent la même : faut-il voir un chirurgien de la main, et à quel moment ? Cette page a un objectif simple : vous aider à savoir si un avis spécialisé peut vous être utile, à quoi ressemble cette consultation et quelles options y sont discutées, de la surveillance à la chirurgie.

Elle ne cherche pas à désigner une technique ou un praticien « meilleur » que les autres. Une rhizarthrose ne se traite pas sur une radiographie, mais sur une situation : votre gêne, vos gestes, vos attentes et l’état de l’articulation. Seule une consultation permet de faire ce lien pour vous.

En bref

La rhizarthrose est l’arthrose de l’articulation trapézo-métacarpienne, à la base du pouce. Après 50 ans, elle concerne 8 à 22 % des femmes et 2 à 5 % des hommes, selon La Revue du Praticien (janvier 2026).

Une rhizarthrose visible à la radio n’est pas toujours douloureuse : sans gêne, l’abstention est la règle.

Un avis de chirurgien de la main se discute surtout quand la gêne persiste malgré un traitement bien conduit, généralement après environ six mois, ou quand elle limite vos gestes du quotidien.

Consulter un chirurgien ne veut pas dire être opéré : la consultation peut conclure à une surveillance ou à un ajustement du traitement médical.

Lorsque la chirurgie est envisagée, les deux grandes options sont la trapézectomie et la prothèse trapézo-métacarpienne. Le choix dépend de chaque situation.

Rhizarthrose et arthrose du pouce : pourquoi demander un avis spécialisé ?

Dans la grande majorité des cas, la rhizarthrose est d’abord prise en charge par le médecin traitant ou le rhumatologue : explications, orthèse, traitements de la douleur, parfois infiltration. Ce premier temps suffit souvent. Le chirurgien de la main intervient à un autre moment du parcours, avec un rôle précis : évaluer si la gêne restante relève d’une solution chirurgicale, et laquelle.

Son avis apporte trois choses.

Une lecture fonctionnelle de l’articulation.

La gravité sur la radiographie et la gêne ressentie ne vont pas toujours ensemble. Une arthrose avancée peut être bien tolérée, une arthrose débutante peut être très douloureuse. Le chirurgien de la main examine la stabilité du pouce, la déformation éventuelle, l’état des articulations voisines et la force de la pince, autant d’éléments qui pèsent dans une décision.

La recherche de ce qui s’ajoute à la rhizarthrose.

Une douleur de la base du pouce n’est pas forcément due à elle seule. La Revue du Praticien rappelle qu’il faut rechercher les pathologies souvent associées, comme un syndrome du canal carpien, un doigt à ressaut ou une tendinite de De Quervain. Les identifier change parfois la stratégie, et certaines peuvent être traitées dans le même temps.

Une information complète sur les options chirurgicales.

Le chirurgien peut vous expliquer ce que chaque technique permet d’attendre, ses contraintes, ses suites et ses limites, au regard de votre profil. C’est cette information qui permet ensuite une décision partagée, que les recommandations européennes de l’EULAR placent au cœur de la prise en charge de l’arthrose de la main (Kloppenburg et al., Annals of the Rheumatic Diseases, 2019).

L’avis du Docteur Frédéric Teboul, chirurgien spécialiste de la main

« Beaucoup de patients arrivent en pensant que voir un chirurgien, c’est accepter d’être opéré. Ce n’est pas le cas. Ma consultation sert d’abord à comprendre ce qui gêne vraiment, et à dire honnêtement si une intervention a sa place maintenant, plus tard ou pas du tout. »

Dr Frédéric Teboul — avis du chirurgien

Pour une présentation complète de la maladie elle-même, vous pouvez consulter notre page consacrée à la rhizarthrose et à l’arthrose de la base du pouce.

Quand la gêne liée au pouce peut justifier une consultation

Il n’existe pas de seuil universel. Ce qui oriente vers un avis chirurgical, c’est la combinaison de trois éléments : le retentissement de la gêne, son évolution et la réponse aux traitements déjà essayés.

Quand les gestes du quotidien deviennent difficiles

Le pouce participe à la quasi-totalité des prises de la main. Une rhizarthrose qui compte est une rhizarthrose qui vous empêche de faire quelque chose :

  • ouvrir un bocal, tourner une clé, dévisser un bouchon ;

  • tenir un stylo, une tasse, un téléphone ou un outil de travail ;

  • pincer, saisir un petit objet, boutonner un vêtement ;

  • porter un sac, jardiner, cuisiner, pratiquer une activité manuelle ou un sport ;

  • dormir sans être réveillé par la douleur.

Si vous avez modifié vos gestes, renoncé à une activité ou que votre travail s’en ressent, c’est une information importante à partager en consultation.

Quand la gêne évolue

Une rhizarthrose évolue lentement et par poussées. Plusieurs signes méritent un avis : des poussées plus fréquentes ou plus longues, une douleur qui devient présente au repos, une perte de force dans la pince entre le pouce et l’index, ou une déformation qui s’installe à la base du pouce. Ce dernier point compte : les chirurgiens soulignent l’intérêt d’intervenir, lorsqu’une chirurgie est indiquée, avant le stade de pouce fixé en fermeture, appelé pouce adductus (Masmejean, e-mémoires de l’Académie nationale de chirurgie, 2004).

Quand un traitement est déjà engagé mais ne suffit plus

C’est la situation la plus fréquente. Vous portez une orthèse, vous avez eu une ou plusieurs infiltrations, vous prenez des antalgiques, et la gêne persiste. La Revue du Praticien indique qu’en cas de douleurs ou de gêne persistantes après six mois de traitement bien conduit, il est justifié d’envisager un traitement chirurgical. Les recommandations EULAR vont dans le même sens : la chirurgie est à considérer lorsque les autres traitements n’ont pas suffisamment soulagé la douleur.




D’autres questions peuvent aussi motiver une consultation, même sans aggravation :


Votre situation

Ce que l’avis spécialisé peut éclairer

Une infiltration a soulagé quelques mois, puis la douleur est revenue

L’intérêt d’en refaire une, ou le moment de parler d’autre chose

On vous a parlé de chirurgie, sans préciser laquelle

Les techniques adaptées à votre pouce et leurs suites

On vous a proposé une technique et vous hésitez

Un deuxième avis indépendant, pour décider en connaissance de cause

Les deux pouces sont atteints

L’ordre et le calendrier d’une éventuelle prise en charge

Vous avez un métier ou un sport très manuel

Ce qui est compatible avec vos contraintes et vos délais

Vous avez déjà été opéré et le pouce reste gênant

L’analyse de l’évolution, en lien avec le chirurgien qui a opéré si possible



Bon à savoir. La Revue du Praticien recommande d’attendre au minimum trois mois, voire six mois, après une infiltration avant une chirurgie par prothèse, notamment pour limiter le risque infectieux. Si vous envisagez un avis chirurgical, signalez la date de votre dernière infiltration.

Comment se déroule l’évaluation en consultation ?

L’évaluation suit une logique constante : comprendre votre gêne, examiner le pouce, confronter l’examen aux images, puis expliquer.

  1. L’entretien. Le chirurgien reprend votre histoire : depuis quand le pouce est gênant, ce qui l’aggrave, les traitements essayés et leur effet, votre main dominante, votre métier, vos activités. Il vous demande surtout ce que vous attendez : moins de douleur, retrouver de la force, reprendre un geste précis.

  2. L’examen clinique. Il compare les deux mains. Il recherche la zone douloureuse, teste la stabilité de la base du pouce, sa mobilité et la position de l’articulation située juste au-dessus, la métacarpo-phalangienne, qui peut compenser en se mettant en hyperextension. Il évalue la force de la pince et recherche les pathologies associées, comme une compression du nerf médian.

  3. La lecture des examens. La radiographie simple reste l’examen de référence. La Revue du Praticien précise qu’il faut des incidences de face et de profil du pouce selon Kapandji. Le chirurgien regarde l’usure de l’articulation, la hauteur du trapèze, l’état des articulations voisines du trapèze et l’alignement du premier métacarpien. Si les clichés disponibles ne sont pas adaptés, il peut en demander de nouveaux.

  4. La synthèse. Il vous explique ce qu’il retient, ce qui reste incertain et les options possibles dans votre cas, avec leurs avantages et leurs contraintes.

Ce qu’il est utile d’apporter


Document ou information

Pourquoi c’est utile

Radiographies du pouce (images et comptes rendus)

Le chirurgien analyse lui-même les images, notamment le trapèze et les articulations voisines

Autres examens déjà faits (échographie, ENMG)

Ils peuvent éclairer une pathologie associée, comme un canal carpien

Liste des traitements essayés, avec leurs dates et leur effet

Orthèse, infiltrations (date de la dernière), kinésithérapie, médicaments

Courrier de votre médecin traitant ou de votre rhumatologue

Il résume le contexte et s’inscrit dans le parcours de soins

Comptes rendus opératoires, si vous avez déjà été opéré d’une main

Ils décrivent le geste réalisé et le matériel posé

Traitements en cours et allergies

Ils sécurisent toute proposition ultérieure

Deux ou trois questions écrites

Elles vous aident à repartir avec les réponses que vous étiez venu chercher

Pour une présentation générale de la consultation de chirurgie de la main au cabinet, vous pouvez lire notre article sur la consultation d’un chirurgien de la main et du poignet à Paris.

Quelles options peuvent être discutées pour une rhizarthrose ?

À l’issue de l’évaluation, plusieurs suites sont possibles. Aucune n’est meilleure par principe : la bonne option est celle qui correspond à votre gêne, à votre articulation et à vos priorités.

Le suivi

Si la rhizarthrose est bien tolérée, ou si la gêne reste compatible avec vos activités, une surveillance est une décision médicale à part entière. Le chirurgien vous indique alors les signes qui doivent vous faire revenir. Comme le rappelle un enseignement de chirurgie de la main de l’UCLouvain, toutes les rhizarthroses visibles à la radio ne sont pas symptomatiques, et l’abstention est la règle devant les formes sans gêne.

Les approches non chirurgicales

Elles restent le socle de la prise en charge, y compris pour une rhizarthrose évoluée. Selon les recommandations EULAR 2018 et La Revue du Praticien :

  • l’information et l’économie articulaire : apprendre à protéger le pouce, répartir les efforts, utiliser des aides techniques (EULAR, recommandation 1) ;

  • les exercices pour entretenir la fonction et la force de la main (EULAR, recommandation 2) ;

  • l’orthèse, recommandée pour soulager la base du pouce, avec un port prolongé (EULAR, recommandation 3) ; en pratique, une orthèse rigide de repos la nuit et une orthèse souple le jour, les attelles rigides de jour n’étant pas conseillées ;

  • les antalgiques et anti-inflammatoires, de préférence en application locale ou sur une durée limitée ;

  • l’infiltration, discutée au cas par cas : La Revue du Praticien la décrit comme une option en cas de persistance des symptômes, tandis que les recommandations européennes ne la conseillent pas de façon systématique dans l’arthrose de la main. Si une première infiltration n’a pas été efficace, il n’est pas recommandé de la répéter.

Le chirurgien peut proposer d’ajuster ce traitement plutôt que d’opérer, par exemple en changeant d’orthèse ou en orientant vers un kinésithérapeute ou un ergothérapeute formé à la main.

La chirurgie, lorsqu’elle est envisagée

La chirurgie se discute lorsque la gêne persiste malgré ces traitements et que l’articulation présente des lésions qui l’expliquent. Elle est pratiquée dans plus de 90 % des cas en ambulatoire et sous anesthésie locorégionale (anesthésie du bras seul), selon La Revue du Praticien. Son recours augmente en France : plus de 13 000 prothèses trapézo-métacarpiennes ont été posées en 2023, soit une hausse de plus de 60 % en cinq ans.

Option chirurgicale

Principe

Ce qui la caractérise

Trapézectomie

Retirer le trapèze, l’os usé de la base du pouce, souvent avec une stabilisation par un tendon (ligamentoplastie)

Technique la plus pratiquée dans le monde, avec un long recul ; récupération plus longue ; reprise chirurgicale dans 1 à 3 % des cas selon La Revue du Praticien

Prothèse trapézo-métacarpienne

Remplacer l’articulation par un implant, à la manière d’une petite prothèse de hanche

Conserve la longueur de la colonne du pouce ; récupération plus rapide en moyenne ; nécessite un trapèze de qualité et de hauteur suffisantes ; recul à long terme encore en cours d’évaluation

Autres gestes

Selon le stade : gestes sur les tendons de la base du pouce, implants d’interposition, ligamentoplasties

Indications plus ciblées, à discuter selon l’état de l’articulation

Trapézectomie et prothèse du pouce : pourquoi le choix dépend-il de chaque situation ?

C’est la question que se posent la plupart des patients avant leur rendez-vous. La réponse honnête est qu’aucune des deux techniques ne s’impose pour tout le monde, et que les études publiées le confirment.

Ce que disent les essais comparatifs.

Une méta-analyse publiée en 2024 dans Acta Orthopaedica a regroupé quatre essais randomisés portant sur 420 patients opérés soit par prothèse, soit par trapézectomie (Liukkonen et al., 2024). La prothèse apporte un bénéfice sur la douleur et la fonction dans les premiers mois. À un an, la différence de douleur n’est plus cliniquement significative et l’écart de fonction devient faible. Les auteurs concluent que la prothèse peut convenir aux patients qui privilégient une récupération rapide, mais que les données actuelles ne permettent pas de savoir si elle expose à long terme à davantage de reprises chirurgicales. Un essai randomisé mené auprès de 62 femmes opérées d’une rhizarthrose de stade II ou III n’a pas montré de supériorité de la prothèse sur le score fonctionnel à un an, avec en revanche un avantage en force et en mobilité (essai randomisé, 2023).

Ce qui oriente vers l’une ou l’autre.

Le choix repose sur des critères anatomiques et personnels, que seul l’examen permet de réunir :

  • l’état du trapèze : la prothèse nécessite un trapèze de hauteur et de qualité osseuse suffisantes, plusieurs essais excluant par exemple les trapèzes de moins de 7 mm ;

  • l’étendue de l’arthrose : une usure qui touche aussi les autres articulations autour du trapèze ne se traite pas de la même façon qu’une atteinte isolée ;

  • la déformation du pouce : un pouce fixé en fermeture ou un trapèze de petite taille orientent classiquement vers la trapézectomie, selon les e-mémoires de l’Académie nationale de chirurgie ;

  • vos activités et vos priorités : rapidité de reprise, travail manuel en force, besoin de précision, tolérance à une immobilisation plus longue ;

  • les possibilités de recours : en cas d’échec d’une prothèse, une trapézectomie reste généralement possible, ce qui n’est pas vrai dans l’autre sens.

La revue systématique qui a préparé les recommandations EULAR résume bien l’état des connaissances : aucune intervention chirurgicale de la base du pouce ne s’est montrée plus efficace qu’une autre, et les gestes les plus complexes exposent à davantage de complications (Kroon et al., RMD Open, 2018). La décision se prend donc avec votre chirurgien, à partir de votre pouce et de vos attentes, et non à partir d’un classement général des techniques. Les suites, la durée d’immobilisation et les résultats attendus sont détaillés sur notre page trapézectomie et prothèse du pouce.

L’avis du Docteur Frédéric Teboul, chirurgien spécialiste de la main

« La trapézectomie reste pour moi une référence éprouvée, avec un très long recul. La prothèse a de vrais atouts chez certains patients, notamment pour récupérer plus vite. Je ne choisis pas une technique a priori : je regarde le trapèze, l’ensemble de l’articulation et ce que le patient attend de son pouce, puis nous décidons ensemble. »

Dr Frédéric Teboul — avis du chirurgien

Consulter le Dr Frédéric Teboul pour une rhizarthrose à Paris

Le Dr Frédéric Teboul est chirurgien de la main, du plexus brachial et des nerfs périphériques. La rhizarthrose fait partie de ses domaines de prédilection, aux côtés du syndrome du canal carpien, de la maladie de Dupuytren et de la chirurgie des nerfs.

Les consultations de chirurgie de la main et du poignet

Le Dr Teboul consulte à Paris 17e, au 92 boulevard de Courcelles. Il exerce également en Seine-et-Marne et dans le Val-de-Marne, notamment au sein d’un centre SOS Mains pour les urgences de la main.

Son parcours éclaire le cadre de ses consultations :

  • président du Syndicat national des chirurgiens de la main ;

  • membre de l’Académie nationale de chirurgie ;

  • membre de l’American Association for Hand Surgery (AAHS) [intitulé à vérifier] ;

  • directeur d’un groupe de recherche en thérapie cellulaire pour le traitement de l’arthrose ;

  • enseignant universitaire et post-universitaire en France et à l’étranger, auteur de publications scientifiques reconnues ;

  • plus de 35 ans d’expérience et plus de 30 000 interventions réalisées, selon les données du cabinet.

Le Dr Teboul est également spécialiste de la chirurgie sous échographie et de la chirurgie des paralysies du plexus brachial, ce qui le conduit à porter une attention particulière aux nerfs de la main lors de l’examen.

Prendre rendez-vous

  • Avant le rendez-vous : préparez vos radiographies, la liste de vos traitements et la date de votre dernière infiltration (voir la liste plus haut).

  • Une question générale avant de consulter ? Vous pouvez la poser sur le forum du Dr Teboul.

Hors urgence, être orienté par votre médecin traitant déclaré permet un remboursement normal par l’Assurance Maladie, dans le cadre du parcours de soins coordonnés.

Questions fréquentes

Quel spécialiste consulter pour une rhizarthrose ?

Le médecin traitant ou le rhumatologue assurent en général la prise en charge de départ. Le chirurgien de la main est le spécialiste à consulter lorsque la gêne persiste malgré ce traitement, pour évaluer l’intérêt d’une chirurgie et la technique adaptée. À Paris, le Dr Frédéric Teboul, chirurgien de la main et membre de l’Académie nationale de chirurgie, prend en charge cette pathologie.

Quand parler de chirurgie pour une rhizarthrose ?

Lorsque la douleur ou la gêne persistent malgré un traitement médical bien conduit, en général après environ six mois, et qu’elles limitent les gestes du quotidien. La décision dépend de la gêne ressentie et pas seulement de l’aspect de la radiographie.

Une prothèse du pouce est-elle toujours proposée ?

Non. La prothèse trapézo-métacarpienne n’est possible que si le trapèze et l’articulation s’y prêtent, et elle ne convient pas à tous les profils. La trapézectomie reste une option de référence. Le choix se fait après l’examen, en fonction de votre pouce et de vos priorités.

Que préparer pour le rendez-vous ?

Vos radiographies du pouce avec leurs comptes rendus, la liste des traitements essayés et leur effet, la date de votre dernière infiltration, le courrier de votre médecin et deux ou trois questions qui vous importent.

Cette page fournit une information générale sur la rhizarthrose et la consultation de chirurgie de la main. Elle ne remplace pas une consultation personnalisée, seule à même d’aboutir à un diagnostic et à une proposition adaptée à votre situation. Dernière mise à jour : 6 novembre 2026.

Sources

  • Kloppenburg M, Kroon FP, Blanco FJ et al. 2018 update of the EULAR recommendations for the management of hand osteoarthritis. Annals of the Rheumatic Diseases, 2019, 78(1) : 16-24.

  • Kroon FPB, Carmona L, Schoones JW, Kloppenburg M. Efficacy and safety of non-pharmacological, pharmacological and surgical treatment for hand osteoarthritis: a systematic literature review informing the 2018 update of the EULAR recommendations. RMD Open, 2018, 4(2) : e000734.

  • Liukkonen R, Karjalainen VL, Kvist R et al. Total joint arthroplasty for thumb carpometacarpal joint osteoarthritis: a systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials. Acta Orthopaedica, 2024, 95 : 325-332.

  • Essai randomisé contrôlé en double insu, prothèse totale versus trapézectomie chez 62 femmes, PubMed PMID 37459139 (2023).

  • Masmejean E. Le traitement chirurgical de la rhizarthrose du pouce : place de la prothèse trapézométacarpienne. e-mémoires de l’Académie nationale de chirurgie, 2004, 3(4) : 18-23.

Autres sources citées :

  • Delcourt T, Desmoineaux P, Guerra Bresson H. Rhizarthrose. La Revue du Praticien Médecine Générale, 19 janvier 2026, 40(1103) : 41-43.

  • Lussiez B. Place des prothèses trapézo-métacarpiennes dans le traitement chirurgical de la rhizarthrose. e-mémoires de l’Académie nationale de chirurgie, 2017, 16(1) : 11-16.

  • Lequint T. Rhizarthrose. Enseignement de chirurgie de la main, UCLouvain (ressource éducative libre).

  • ClinicalTrials.gov, NCT07569549, Surgery for Thumb Base Osteoarthritis: Joint Replacement vs. Trapeziectomy (critères d’exclusion, hauteur du trapèze).

  • Site du Dr Frédéric Teboul, page Curriculum Vitae et page d’accueil (parcours, données d’activité).

Page relue et validée par le Dr Frédéric Teboul, chirurgien de la main, du plexus brachial et des nerfs périphériques.

Dernière mise à jour : 6 novembre 2026 · Page enrichie, relue et validée par le Dr Frédéric Teboul

Avertissement. Cet article présente une information générale à visée pédagogique. Il ne remplace pas une consultation : toute décision de prise en charge s'apprécie au cas par cas, avec votre chirurgien.

Auteur de cette publication

Chaque contenu est signé par son auteur et relu avant publication.

  • Auteur

    Dr Frédéric Teboul

    Chirurgien de la main, des nerfs périphériques et du plexus brachial

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Rédigé le : 6 novembre 2026
Relu par : Dr Frédéric Teboul
Prochaine révision : annuelle
Notre comité de rédaction →
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